30 Sep 2020

Côte d’Ivoire – Interventions de Ly Ramata et de Lazare Poamé sur les mutations de la violence urbaine

Allocution du Professeur BAKAYOKO-LY Ramata, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

La Chaire Unesco de Bioéthique de l’Université Alassane Ouattara a organisé un symposium sur la restitution des résultats du programme de recherche « Villes sûres et inclusives », le 31 mars 2016, à l’amphithéâtre de la CRRAE-UMOA, au Plateau. Le Titulaire indiqué de la Chaire Unesco de Bioéthique, le Professeur Lazare POAMÉ, était présent à cette rencontre.

A cette occasion, le Parrain de la cérémonie, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Professeur BAKAYOKO-LY Ramata, s’est prononcé sur le sujet. Nous vous proposons l’intégralité de son Allocution.

Honorables invités,
Mes chers étudiants,
Chers amis de la Presse,
Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur et une joie pour moi de prendre la parole, ce matin, à l’occasion du symposium de restitution des résultats du programme de recherche « Villes sûres et inclusives », mené pendant trois ans par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs nationaux, issus des Universités Alassane Ouattara et Félix Houphouët-Boigny, avec l’appui financier du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) et du Département pour le Développement International (DFID).

Je me réjouis d’abord des efforts déployés par cette équipe pour s’engager dans la compétition scientifique et mobiliser des ressources importantes sur le marché international du financement de la Recherche. Je me réjouis ensuite que l’équipe ait pu conduire, de bout en bout, ce programme dont les résultats vont être restitués aujourd’hui. Je me réjouis enfin de la franche et dynamique collaboration qui a prévalu entre les Universités Alassane Ouattara et Félix Houphouët-Boigny pour permettre ainsi à de jeunes chercheurs de renforcer leurs connaissances et leurs expériences en matière de recherche et à la douzaine d’étudiants recrutés sur ce programme, de compléter leur formation théorique par des activités pratiques, conformément aux exigences du système LMD. Une telle collaboration est à encourager et doit servir de modèle.

Je voudrais, à présent, me tourner vers la Chaire Unesco de Bioéthique qui, par le double dynamisme des Professeurs Lazare Poamé et Francis Akindès, respectivement Titulaire et Coordonnateur de cette Chaire, est progressivement en train de réconcilier l’Université avec les populations en travaillant à décrypter et à proposer des réponses à leurs problèmes quotidiens.

La pertinence des thématiques abordées dans le cadre de ce programme – à savoir l’engagement des jeunes dans la violence, la question de la violence en lien avec le foncier rural et la problématique du viol – et les approches mobilisées pour les étudier, montrent bien comment les sciences sociales peuvent servir le développement sur le terrain des problèmes sociaux dont les réponses technocratiques connaissent parfois des limites.

Sur la question de la menace pré-épidémique d’Ébola, la Chaire Unesco de Bioéthique s’est déjà montrée particulièrement contributive en conduisant un projet de recherche très concluant avec l’appui financier de l’UNICEF et du groupe Expertise France, sous la supervision du Ministère de la Santé.
Il ne me paraît pas indiqué de procéder, ici et maintenant, au dénombrement des travaux d’expertise que la Chaire UNESCO de Bioéthique a réalisés depuis sa création. Je voudrais simplement faire remarquer que les activités de cette Chaire s’inscrivent parfaitement dans la vision du Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, qui place la recherche au cœur du développement.

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