PESSE : Programme Ethique, Système de Santé et Environnement

Promouvoir l’éthique dans le système de santé et l’observance des principes de précaution et de responsabilité dans la gestion des ressources naturelles devient un impératif pour le développement durable. En adhérant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (1999) et dans le Plan National de Développement 2012-2015, le Gouvernement ivoirien s’est engagé à améliorer qualitativement l’accès aux soins de santé et le cadre de vie des populations.

La réalisation de cette promesse  suppose aussi une internalisation  des principes et directives éthiques qui encadrent ces Objectifs. Pour accompagner ce projet, la Chaire, à travers ce programme, vise deux objectifs. Le premier est de favoriser la prise en compte des normes et principes censés gouverner les politiques publiques en matière de santé et d’environnement. Le second est de soutenir les efforts d’internalisation de ces dispositions.

 

 

Sous-programmes liés

 

PESSE 1 : Évolution de l’alimentation infantile en milieu urbain et semi-urbain ivoirien (Abidjan-Bouaké)

Dans un contexte ivoirien d’insécurité alimentaire des ménages, de forte prévalence de l’anémie infantile (69%) et de faible taux de l’allaitement maternel exclusif (12%), le Programme « Alimentation infantile » financé par DANONE, est une étude sociologique d’analyse des styles alimentaires orientée vers la définition d’une stratégie de lutte contre la carence en fer chez l’enfant en milieu urbain et semi-urbain ivoirien.

L’objectif du programme est de comprendre l’évolution des styles alimentaires de ces enfants et les facteurs explicatifs des changements de régime qui affectent les formes de malnutrition, selon les catégories socioéconomiques.

L’analyse de portée symbolique de l’alimentation dans le sillon de la Food Ethics est en cours (2017)

Source de financement : Danone-France.
Équipe : Gisele Sedia, Gisele Kouakou, Lazare Poame, Francis Akindes

 

PESSE 2 : Les grossesses précoces en milieu scolaire Ivoirien

En Côte d’Ivoire, le phénomène des grossesses en milieu scolaire a pris des proportions inquiétantes ces trois dernières années. Rien que sur l’année scolaire 2012-2013, 5076 cas de grossesse ont été enregistrés dans l’ensemble des établissements scolaires dont 1137 à l’école primaire et 3939 au niveau secondaire. Cette situation apparaît comme un obstacle au maintien des filles dans le cursus scolaire. De ce fait, elle nuit gravement aux taux d’achèvement des cycles d’étude dont les niveaux restent faibles et problématiques.

Aussi, les filles sont-elles plus susceptibles de quitter l’école par rapport aux garçons. Plusieurs facteurs concourent aux échecs scolaires des filles. Il s’agit entre autres :

– Des grossesses précoces constatées majoritairement chez les filles de 11-15 ans (77%). Les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS-CI 2012) montrent en effet que 30% des jeunes filles de 15-19 ans ont déjà été enceintes contribuant ainsi pour 13% à la fécondité générale en Côte d’Ivoire ;

– Des mariages précoces pour lesquels, selon l’EDS-CI de 2012, environ 36% des femmes vivant en union l’ont été avant l’âge légal fixé à 18 ans. Les jeunes filles de moins de 15 ans sont concernées à hauteur de 12%.

A ces facteurs de régression, il faut rajouter d’importantes disparités au détriment des petites filles et des adolescentes, lesquelles justifient que la problématique des grossesses précoces fasse l’objet d’une attention particulière au plan social et politique.

Face à ce défi des grossesses précoces, l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers le Ministère de l’Education Nationale (MEN), avec l’appui technique et financier de l’UNFPA, a réagi en mettant en place un plan accéléré de réduction des grossesses à l’école pour deux années expérimentales (2013-2015). Une « Campagne zéro grossesse à l’école », initiée pour soutenir l’exécution dudit plan, a été lancée le 28 février 2014 à Bondoukou.

Cependant, selon les termes de référence, si l’EDS-CI 2012 s’est penchée sur la fécondité des adolescentes et les pratiques sexuelles en milieu jeune, il faut noter qu’il n’existe pas encore une étude spécifique pour cerner de façon exhaustive l’ampleur du phénomène des grossesses en milieu scolaire et les raisons sociales profondes qui expliqueraient sa persistance dans certaines zones du pays, malgré les interventions visant à l’éradiquer.

L’objectif principal de la présente étude est de mieux cerner le phénomène et de proposer des stratégies pertinentes de prévention. Pour ce faire, elle devra plus spécifiquement :

– Déterminer l’ampleur des grossesses précoces dans les zones étudiées (BONDOUKOU, DALOA, YAMOUSSOUKRO ET ABIDJAN4) en s’appuyant sur le recueil des statistiques des trois dernières années scolaires (2012 à 2015).

– Rechercher les caractéristiques sociodémographiques des filles mères en milieu scolaire.

– Identifier les catégories socioprofessionnelles des auteurs de grossesses précoces

– Faire une analyse profonde des facteurs déterminant les grossesses précoces en milieu scolaire.

– Identifier les conséquences des grossesses précoces à l’école.

  • Proposer des stratégies de prévention et de prise en charge des grossesses scolaires.
  • Inscrire dans la durabilité les stratégies esquissées en les enracinant dans le principe de respect de la vulnérabilité tel qu’énoncé dans la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme.

Source de financement : Banque mondiale / Ministere de l’Education Nationale

Manager du Programme

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